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Juin-Juillet 2007

Dernière étape de notre tournée


 A ROCINHA, favela de Rio


Le 24 mai j ai rendez-vous dans une des favelas de Rio, la plus grande, Rocinha. Il y a une vingtaine d annee c est la que j ai été baptisée!
Retour aux sources.
J´ai fait mon spectacle dans la creche gérée par l association Aspa.

Nous montons la rue principale très pentue, Rocinha s'est construite a flanc de colline. C'était un bidonville ou favela et maintenant c'est plus un quartier pauvre-populaire gigantesque.Les maisons sont toujours précaires mais la plupart sont en dur et il y a un tout a l'égout et l'électricité (meme si les raccords partent dans tous les sens et sont illégaux).
C'est l'une des plus grandes favela de Rio. Malheureusement, comme dans la plupart des favelas du Brésil, ce sont les traficants qui font la loi. Quasiment à l'entrée on peut appercevoir de jeunes gens (17-25 ans) avec des pistolets a la ceinture, l'air pas trop commode. Je n'aurai d'ailleurs le droit de prendre des photos de Rocinha que du haut d'un toit car sinon on représente une menaces pour les traficants qui ont peur qu'on travaille pour la police afin de les identifier.
Les habitants sont obligés de supporter le traffic de drogue près de chez eux, devant leurs enfants. Ces derniers d'ailleurs jouent parait ils aux traficants et aux policiers et aux vendeur de drogue et aux clients avec un réalisme incroyable!

Mais Rocinha ce n'est pas que ca, heureusement, loin de la. ce sont aussi des gens adorables, très intelligents, très engagés et qui font avancer la communauté.
Martin fait partie de ces gens la, ils luttent pour que les habitants de Rocinha aient un titre de propriété. C'est lui qui m'emmène a la crèche gérée par l'asociation dont il s'occupe.

Il y a une quarantaine d'enfants qui m'attendent . Ils ont entre 4 et 5 ans. Ils représentent a merveille le meltingpot qu'est le Brésil: des petits noirs, des métis, un blanc rouquin...
J'entre et comprend tout de suite que je vais avoir a faire a des enfants très agités . Pourquoi le sont ils? Peut etre car ils vivent ici? Peut etre car c'est la fin d'après midi et qu'ils sont fatigués? Je ne sais pas trop...
Je dois faire avec et avec les pleurs des bébés de la salle d'à coté et le bruit incessants des motos qui passent dans la rue. J'ai l'impression de devoir crier pour me faire entendre. Les enfants sont très réceptifs mais n'ont pas une attention tres longue. Certains sont à l'affut de la moindre "betise"(soulever ma jupe, piquer ma pompe à ballon, taper le chien-ballon).
Bref pour eux ca se passe super bien mais pour moi ca me demande une tonne d'énergie. En plus en portugais! Au niveau de la langue je m'en sors pas trop mal mais je n'ai pas encore assez de vocabulaire pour répondre du tac au tac aux imprévus. A chaque fois que je pose une question je suis surprise qu'ils me comprennent et me répondre. C'est génial de pouvoir communiquer avec eux assez facilement finalement.
Dès que je leur proposent de crier ou de chanter ils sont aux anges.
Je me fait le biceps droit en leur gonflat a chacun un grand ballon.  Ils sont tout fiers quand ils l'ont. Les ballons deviennent des épées, des mitraillettes ( moi je refuse toujours de faire des armes mais ils y arrivent très bien tout seuls et pas qu'au Brésil bien sur), des serpents ou ils essayent de faire des chiens...

Après le spectacle nous allons boire un verre en mangeant des sardines grillées dans un petit bistrot de la favela. On m'avait conseillé de ne pas y rester après la tombée de la nuit. Les gens sont très anieux et paranos quand on parle de favela . Nous y sommes restés jusqu'a 21h ( soit plus de4h après le coucher du soleil ici), sans aucun problème et en très bonne compagnie. Mais évidemment ca veut pas dire que les touristes peuvent y aller sans problème, il faut etre avec des gens de la bas.
On a souvent un préjugé sur les habitants des favelas, on se dit ils doibvent etre pauvres, sales, avec une éducation  voir meme une intelligence limitée, qu'ils habitent là car ils n'ont pas le choix. Ce n'est pas du tout ca! Déjà physiquement ca ne se voit pas que quelqu'un habite dans une favela, ils ressemblent a tout le monde, sont bien évidemment tres propres (plus que certains francais. Nous avons dá illeurs une très mauvaises réputation au Brésil en ce qui concerne la propreté!) sont bien habillés ( peut etre qu'il y a juste une plus grande proportion de noirs?). Nous avons eu des conversation très intéressantes sur la politique, la culture, le monde. Ce sont des gens très au courant, très ouverts. Bref des gens normaux qui vivent la car ils y ont toujours vécus et s'y sentent chez eux, ou car ils veulent fire quelque hose pour la communauté ou car les loyers sont trop élevés ailleurs pour eux.

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et sa légende

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avec Martins, qui a tout organise
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